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Le deuil périnatal

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Le 15 octobre, c’était la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal. C’est donc l’occasion d’en parler.

Qu’est-ce que le deuil périnatal ? L’OMS le définit lorsqu’un bébé décède entre la 25ème semaine de grossesse et les 7 jours après la naissance. 7 000 familles en France sont concernées chaque année (source : Libération). Voilà pour la définition officielle.

Mais le deuil périnatal, c’est bien plus que cela. C’est lorsque de futurs parents perdent leur bébé et le ressentent comme tel. Peu importe à quel moment de la grossesse on se situe.

Le deuil périnatal est extrêmement violent. Alors qu’un couple s’apprête à donner la vie, commence à construire des projets pour ce tout-petit qui arrive, rêve sa future relation avec lui, l’aime déjà de tout son coeur, se projette lorsqu’il grandira, entrera à l’école et plus encore, d’un coup, la mort surgit et anéantit tout.

Lorsqu’on devient parent, on se sent tout de suite totalement responsable du bébé à naître. Et l’on se sent donc forcément responsable, voire coupable, de la mort de son bébé, même s’il n’en est rien. Oui, parce que pour les parents qui le vivent, c’est leur bébé qui est mort, ce n’est ni un embryon, ni un fœtus, mais c’est leur enfant ! Et ils voudraient que tout le monde autour d’eux prennent la mesure du drame qu’ils affrontent. Or, ce n’est pas toujours le cas.

Yannick Papange, dans ses vidéos sur YouTube, le dit très bien. Minimiser le drame n’aide aucunement les parents qui le vivent. Vouloir les « consoler » en leur disant qu’ils auront d’autres enfants leur donne envie de hurler : personne ne viendra jamais remplacer leur enfant décédé !

La langue française n’offre pas de mot particulier pour désigner un parent qui a perdu son enfant. Lorsque le conjoint décède, on est veuf ou veuve, lorsqu’on perd ses parents, on est orpheline ou orphelin mais lorsqu’on perd son enfant... Nombre d’entre eux ont choisi un nom qu’ils trouvent approprié à ce qu’ils vivent : des paranges, des mamanges et des papanges. Oui, ils sont et resteront toute leur vie les parents de ce petit ange qui n’a pas survécu.

La peine des parents est empreinte de colère car elle est vraiment niée dans notre société. Si vous voulez aider des paranges dans votre entourage, donnez-leur l’occasion de parler de leur bébé, accompagnez-les au cimetière, montrez votre intérêt pour ce tout-petit, reconnaissez leur parentalité. Rien ne pourra venir calmer la douleur que ressentent les parents, mais vous pouvez l’adoucir par un comportement prenant en compte leur immense chagrin.

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