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Le deuil d'un animal de compagnie

, 20:02 - Lien permanent

Le décès d’un animal de compagnie peut entraîner un véritable processus de deuil. En effet, un deuil est important en fonction des relations que l’on avait avec le défunt, humain ou animal.

Dans notre société actuelle, la solitude fait rage. De nombreuses personnes seules, âgées, les enfants et toutes les personnes qui créent un lien particulier avec un animal risquent de se retrouver véritablement en deuil lors de la mort de leur petit compagnon.

Ce deuil-là sera aussi difficile à vivre car peu reconnu par l’entourage. En effet, étant donné qu’il est déjà de bon ton de se remettre très vite du deuil d’un proche ou tout du moins de ne pas trop le montrer pour ne pas déranger les autres, le deuil d’un chien, chat, rongeur ou autre animal de compagnie ne sera guère pris au sérieux. Et pourtant…

La personne qui perd son animal de compagnie perd son compagnon de balades, de câlins, de jeux, celui qui l’attendait fidèlement tous les soirs, qui lui faisait la fête le matin… C’est une perte énorme, immense qui se fait ressentir dans tous les instants du quotidien.

Les amis, la famille, les collègues, vont proposer de racheter un animal, ne comprenant pas que le vide laissé par le petit disparu ne pourra jamais être totalement comblé et qu’il faut que ce soit une décision de celui ou celle qui vivra avec l’animal et qu’il lui faudra attendre d’être prêt à donner de l’amour à nouveau.

Le processus de deuil d’un compagnon animal est le même que pour un humain. L’endeuillé commence par ressentir un état de choc au moment de l’annonce de la mort. De plus, souvent, une euthanasie sera proposée par le vétérinaire si l’animal souffre trop et de ce fait, le maître ou la maîtresse de l’animal portera la culpabilité d’avoir fait ce choix. Et accompagner son animal dans le geste d’euthanasie n’est pas simple. Voir mourir son petit compagnon est extrêmement difficile et cette décision demande beaucoup de courage. Le retour à la maison sans lui est le moment où le propriétaire se rend compte de la réalité de cette mort. Que faire ? Jeter le panier, la laisse, la gamelle, la cage… Les ranger prudemment en attendant ? Les laisser sur place et se cogner à l’absence ?

Cette absence va provoquer des réactions surprenantes. C’est ainsi que le ou la propriétaire va se retrouver en larmes devant une touffe de poils ou en entendant un miaulement. Et c’est tout à fait difficile à expliquer à l’entourage. Pendant quelques jours, quelques semaines, quelques mois, le petit compagnon va manquer à son maître ou sa maîtresse, quotidiennement. Même s’il décide d’adopter un nouvel animal, l’ancien ne sera jamais tout à fait remplacé car chaque relation avec un animal de compagnie est unique et spéciale.

Bien sûr, le temps va permettre d’apaiser cette tristesse et les bons souvenirs prendront le dessus. Pour chacun, cela prendra une durée différente, plus ou moins longue. Il est important que l’entourage comprenne cela et le respecte, afin que l’endeuillé soit reconnu dans sa souffrance et qu’il puisse s’exprimer quand il en aura besoin.

Particulièrement pour les enfants, il faut comprendre l’ampleur de ce qui leur arrive. C’est souvent ainsi qu’ils découvrent le deuil et cette expérience est difficile même s’il s’agit d’un poisson rouge. Il est important pour la suite que les adultes autour d’eux nomment ce qui se passe en utilisant le mot « mort », reconnaissent (sans l’exagérer) ce deuil, qu’ils verbalisent l’impossible remplacement (ce qui rassure l’enfant) et rappellent à l’enfant les bons souvenirs et tous les beaux moments partagés avec l’animal. Ainsi, l’enfant fait l’expérience de l’absence et du travail de mémoire et il sera mieux armé lorsqu’il sera confronté au deuil d’un proche.

Enfin, pour ces deuils-là aussi, il ne faut pas rester seul si la souffrance est trop grande ou dure trop longtemps. On peut trouver de l’aide auprès d’associations, de professionnels de la santé ou de thérapeutes spécialisés dans l’accompagnement des personnes en deuil.

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