Changer le monde !

Un cocon de douceur pour accompagner sur votre chemin de deuil.

Billet

Une goutte d’eau à la fois : congruence, transmission et puissance des idées

Quand les grands esprits se rencontrent…

Robin Williams, Carl Rogers, Mahatma Gandhi. Trois figures qui m’inspirent, chacune à sa manière, dans mon métier d’accompagnante du deuil et de formatrice. Trois hommes qui, par leurs mots et leurs actes, m’ont transmis des clés essentielles : la puissance des idées, la nécessité de l’alignement, et la force tranquille de l’engagement.

Dans cet article, j’ai envie de vous parler de congruence, de transmission et d’inspiration. Et peut-être, de vous donner l’envie à vous aussi de faire votre part, avec sincérité, dans le monde de l’accompagnement.

Les mots et les idées peuvent changer le monde

Cette phrase de Robin Williams me suit depuis des années : « Peu importe ce que les gens vous disent, les mots et les idées peuvent changer le monde. »

Elle me touche parce qu’elle résume ce que je crois profondément : chaque mot juste, chaque idée partagée, chaque formation bienveillante peut transformer un accompagnement, une relation, un système entier.

Quand j’ai commencé à transmettre ce que j’avais appris sur le deuil, ce n’était pas pour faire grandir mon ego ou construire un empire. C’était parce que je savais que nous avions besoin d’être nombreuses, formées, informées, pour mieux accompagner les endeuillés. Parce que cela peut vraiment changer une société.

La congruence : posture essentielle de l’accompagnant

Carl Rogers a développé ce concept magnifique de congruence, ce mot complexe pour désigner une idée pourtant simple : être alignée.

Dans la posture d’écoute, la congruence, c’est être vraie. Ça veut dire que je suis en cohérence entre ce que je ressens, ce que je pense, ce que je dis, ce que je montre. C’est être présente, sans tricher. Et parfois, cela implique de dire à l’autre : « je me sens inconfortable ». Sans le rejeter. Simplement pour être juste.

J’ai en mémoire plusieurs entretiens qui m’ont enseigné cela. Cette jeune fille que j’accompagnais et avec qui je me sentais inutile. Ce monsieur en colère dont la voix me faisait reculer. Ces instants où, si je ne disais rien, je perdais pied. Alors j’ai appris à nommer, à poser un cadre, à retrouver ma place. Et ça change tout dans la relation.

À qui est-ce que je le fais, et pour quoi ?

Une de mes formatrices en travail social me posait toujours ces deux questions : « Ce que tu fais, pour qui le fais-tu ? Et pour quoi ? »

Ces questions, elles me servent encore aujourd’hui. Quand je crée un nouvel outil, un nouvel atelier, un contenu de formation. Quand j’accompagne une stagiaire. Quand j’accueille une personne en deuil. Elles me ramènent à l’essentiel : la cohérence entre mes intentions et mes actes. C’est aussi ça, la congruence.

Une autre humanité est possible

Je crois en une société où l’on respecte les personnes en deuil. Où on leur offre le temps, l’écoute, la reconnaissance. Où l’on forme les professionnelles, où l’on crée du lien, où l’on partage les savoirs et les sensibilités.

Et c’est ce que je vois naître petit à petit, avec vous. Avec chaque colibri qui rejoint Cocon-struire, chaque accompagnante qui se forme, chaque personne qui ose dire : « je veux faire ma part ».

Et toi, où en es-tu de ton alignement ?

Je te propose un petit exercice : prends 10 minutes pour répondre aux deux questions suivantes, par écrit ou dans ta tête :

  • Ce que je fais en ce moment dans mon accompagnement, est-ce bien pour la personne en face de moi ?
  • Et est-ce aussi bon pour moi ?

Et si tu sens que tu as besoin d’ajuster, de réfléchir, d’être soutenue… Je suis là. Mon rôle, c’est aussi de t’accompagner, toi, pour que tu puisses accompagner en confiance, avec justesse.