En deuil et...

Logo
Tu soutiens des endeuillés ? Mes formations sont pour toi !  Tu es en en deuil ? Ici, de nombreuses ressources pour t'accompagner. Professionnel, je te donne les clés pour renforcer ta posture pro et booster tes compétences théoriques et de savoir-coeur. Tu es en deuil : voici des contenus gratuits, des ressources multi-supports, articles, podcasts, conférences, lives... et même un réseau de professionnels formés à l'accompagnement du deuil  ✨Bonne visite ✨
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Votre enfant vit un deuil

, 10:25 - Lien permanent

Quelque deuil que ce soit, qu'il ait perdu un parent, un frère ou une soeur, un membre de la famille, un ami, son enseignant ou son animal de compagnie, votre enfant est en deuil et vous vous sentez démunis. En plus, quand vous demandez conseil autour de vous, vous entendez plein d'informations contradictoires.

Sans oublier que vous aussi, vous êtes certainement en deuil. J'ai constaté lors des accompagnements que j'ai réalisés pendant plus de 7 ans auprès des familles que les parents viennent souvent chercher de l'aide pour accompagner leurs enfants.

Le deuil d'un enfant, c'est différent ?

Oui, c'est différent. L'enfant, en fonction de son âge, de sa maturité et de son vécu ne comprendra pas la mort de la même manière que les adultes. Il ne vivra donc pas le deuil de la même manière. En grandissant, sa compréhension s'affinera et il voudra en savoir plus, comprendre mieux.

Je parle souvent d'un deuil en pointillé pour imager ce que l'enfant vit. Il a des moments où il ressent très fortement l'absence, le deuil, les émotions qui y sont associées. Il peut le manifester de diverses manières : des larmes de tristesse, un discours triste, angoissé, de la colère, de la peur... À d'autres moments, l'enfant est dans sa vie normale d'enfant, il joue, se dispute avec ses copains, se réconcilie, est heureux d'une réussite sportive, rit devant une belle histoire ou un film. Et il vit le deuil de cette manière. Cette alternance peut durer longtemps.

Dans le même temps, l'enfant est une éponge à émotions, il capte toutes celles qui vibrent autour de lui, il entend ce que vous ne lui dites pas, essaye de reconstituer l'histoire au travers des mots glanés à droite et à gauche. Et il compose avec cette atmosphère à laquelle vous ne pouvez pas grand-chose. Votre enfant est en train de vivre une expérience difficile et douloureuse, et vous pouvez l'accompagner dans ce vécu.

Partenaires

Soyez donc partenaire avec lui. N'essayez pas de le protéger, ni par le silence, ni par l'éloignement et encore moins par des "mensonges" ou des non-dits. Bien sûr, vous faites ce que vous pouvez. Vous avez tellement peur de rajouter à sa souffrance, et c'est bien normal. Nous aimerions tant éviter à nos petits de souffrir. Hélas, ce n'est pas possible.

En étant partenaires, en montrant raisonnablement vos émotions, vous l'autorisez à faire de même. En parlant du défunt, vous l'autorisez à poser des questions. Vous l'aiderez également à garder vivace le stock de souvenirs toujours plus volatile chez les petits que chez nous, adultes.

Il y a des professionnels, des pédo-psychiatres, des neuro-psychologues et bien d'autres thérapeutes. Peut-être votre enfant aura-t-il besoin de leur aide, mais ce n'est pas systématique.

Le choix de l'enfant

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que l'enfant choisira son interlocuteur. Et ce sera peut-être vous qui me lisez, que vous soyez parent, oncle ou tante, grand-parent, que vous soyez enseignant, animateur, que vous soyez éducateur de jeunes enfants, personnel de crèche... Si l'enfant vous choisit, c'est parce qu'il vous fait CONFIANCE !! Soyez-en honoré !

Et si vous êtes saisis par sa question, si vous ne savez que répondre, et bien, dites-le lui. Il pourra le comprendre. Et donnez-vous rendez-vous, quelques heures ou jours plus tard, pour lui répondre dans un endroit tranquille.

En tant qu'adulte par rapport à l'enfant, nous nous voyons comme "sachant". Alors qu'en fait, un enfant qui pose une question a déjà élaboré une réponse. Et ça, ça va drôlement bien vous aider. Et puis, retenez bien ceci : l'enfant veut simplement la réponse à sa question, pas un développement en trois parties.

À suivre : des exemples de situations et des conseils de lecture.

Exemple

Allez, je suis sympa. Je vous donne un exemple de situation (j'en ai raconté plusieurs sur mon compte Instagram si ça vous intéresse). Un enfant qui voit un insecte mort, voilà une très bonne introduction.

- "Qu'est-ce qu'il a ? Pourquoi il ne bouge plus ?

- Parce qu'il est mort. (silence) Tu sais ce que ça veut dire ?

Si réponse de l'enfant, vous repartez de ses mots.
Sinon, vous expliquez simplement :

- Ça signifie qu'il a fini de vivre, que son coeur ne bat plus, que son corps ne fonctionne plus et qu'il ne ressent plus rien. Et que il ne sera plus jamais vivant.

Et voilà. On s'arrête là, sauf si l'enfant a d'autres questions. Pas de grand développement sur le fait que tout le monde meure un jour (il ne vous l'a pas demandé, mais ne désespérez pas, cela viendra, quand il sera prêt pour la réponse)

Bon je vous accorde que là, c'était facile, c'était un petit scarabée que ni vous ni l'enfant ne connaissiez. Autre exemple, plus difficile. Annoncer à l'enfant la mort de sa grand-mère par exemple.

Se mettre dans un endroit tranquille et neutre (évitons sa chambre).

-"As-tu remarqué que je suis triste, ainsi que ton papa ?

- Oui

- Est-ce que tu sais pourquoi ? (soit l'enfant a une hypothèse dont vous repartez, soit non)

- Tu te souviens que Mamie ne se sentait pas très bien l'autre jour ?

- Et bien, malgré tout ce que les médecins ont essayé, elle est morte. (silence) Est-ce que tu sais ce que cela veut dire ? (silence. Attendez la réponse de l'enfant)

- Cela signifie que nous ne la reverrons plus jamais, que son coeur a cessé de battre et que son corps ne fonctionne plus et ne fonctionnera plus jamais. Elle ne sent plus rien, ne parle plus. Ce n'est la faute de personne, c'est comme ça, elle a fini de vivre.

Laissez toujours un temps d'intégration à l'enfant. Proposez-lui vos bras s'il montre une émotion de tristesse. Dites-lui qu'il pourra venir vous poser toutes les questions quand il voudra. Et puis, prévoyez un petit livre pour vous aider à répondre à des questions qui vous mettraient mal à l'aise.

Des livres me viennent à l'esprit.

Pour les tout-petits, dans la collection Usborne : La mort, c'est quoi ? Un joli livre à rabats sur lequel sont écrites et illustrées les questions, si l'enfant le souhaite, on soulève le rabat et on lit la réponse.

Mes p’tites questions à partir de 6 ans chez Milan : la vie, la mort. Celui-là, je l’adore car il parle des deux aspects et montre bien leur imbrication. C’est un livre très fluide.

Dès 8 ans, Max et Lili, la collection Caligram, 4 titres à vous recommander : Grand-père est mort - Le chien de Max et Lili est mort - Lili a peur de la mort - La copine de Lili a une maladie grave.

Les goûters philo : la vie, la mort : un super outil de discussion, à utiliser en classe aussi !

Moi et Rien à l’École des Loisirs de Ketty Crowther : un livre qui montre des stratégies enfantines face à la mort.

Je ne m'en sens pas capable !

Vous avez le droit de ne pas vous sentir capable d'avoir cette discussion avec votre enfant. Plusieurs options s'offrent à vous. Trouver quelqu'un dans votre entourage proche qui accepte de le faire.

Et moi, je vous propose une rencontre, entre vous adulte et moi, en visio, où nous parlerons de votre situation et de celle de votre enfant, des difficultés que vous rencontrez. Je vous donnerai des pistes et je vous proposerai des jeux de rôle où je jouerai votre enfant pour que vous vous entraîniez avec moi.

Parce que, je vous le redis, votre enfant choisira son interlocuteur. Et ce sera peut-être vous. Et moi je sais que, qui que vous soyez, vous en êtes capable !!

Alors contactez-moi au 06.58.92.50.53, ou si vous préférez une première rencontre en visio, prenez un rendez-vous gratuit dans mon agenda en ligne et puis, si cela vous convient, nous pourrons faire une séance ensemble. Je ne vous propose pas un accompagnement, mais bien de vous "outiller" pour être ensuite en autonomie sur cette question comme vous l'êtes dans tant d'autres domaines avec votre enfant. Nous pourrons, si vous le souhaitez, faire, quelques semaines plus tard, une autre séance bilan.